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Pourquoi on facture au brouillon signé, pas au jeton
Quand nous avons commencé à parler de tarification avec les futures partenaires de conception, une question revenait systématiquement : « Combien ça va me coûter par mois? » C’est une question légitime pour une OBNL qui budgete au dollar près. Notre réponse les surprenait toujours : nous ne facturons pas au mois pour l’IA, et nous ne facturons surtout pas au token.
Nous facturons au brouillon signé. Un relevé RL-24 que la directrice révise et approuve. Une section de reddition de comptes qu’elle valide ligne par ligne. Un courriel aux parents qu’elle envoie après relecture. Si Aube produit un mauvais brouillon qu’elle rejette, elle ne paie pas. Point.
Première raison : c’est lisible pour une directrice
Un jeton (« token » en anglais) est un concept technique : c’est l’unité interne que les modèles d’IA utilisent pour découper le texte. Même les directrices les plus à l’aise avec la technologie ne pensent pas en « 47 000 jetons consommés ce mois-ci ». Elles pensent en actions : « Aube m’a préparé la reddition de mars. Je l’ai signée mardi matin. »
Le brouillon signé correspond à une action concrète qu’elle a posée — et qu’elle peut expliquer à son trésorier de CA en une phrase. Quand le conseil d’administration demande « pourquoi la facture Cocon a augmenté de 40 $ ce trimestre? », la réponse est : « Parce qu’Aube m’a préparé 12 relevés RL-24 que j’ai signés en décembre, au lieu de 8 l’an dernier. » Pas de surprise, pas de jargon.
C’est aussi cohérent avec le modèle mental de la stagiaire. Une stagiaire au cégep ne vous facture pas à l’heure de réflexion — elle vous remet un travail, vous le révisez, vous l’approuvez ou vous le renvoyez. Aube fonctionne pareil.
Deuxième raison : ça aligne notre intérêt sur la qualité
Si Cocon facturait au jeton, notre intérêt économique serait de produire plus de texte — plus long, plus verbeux, plus fréquent. Si nous facturons au brouillon signé, notre intérêt est de produire des brouillons que la directrice signe. Un brouillon rejeté, corrigé manuellement ou renvoyé à Aube ne génère aucun revenu.
Concrètement, cela change la façon dont nous construisons le produit :
- Aube refuse de deviner quand une donnée est ambiguë — elle inscrit une note d’ambiguïté plutôt que de remplir approximativement.
- Chaque valeur produite cite sa source dans la base de données du CPE.
- Notre évaluation interne mesure le taux de signature au premier passage, pas le volume de texte généré.
C’est gravé dans le Pacte Aube, annexé à chaque contrat : « Vous payez uniquement ce que vous signez — un brouillon rejeté n’est pas facturé. » Ce n’est pas une promesse marketing. C’est une clause de rupture si nous ne la tenons pas.
Troisième raison : stabilité tarifaire
Le coût par type de tâche est annoncé à l’avance et publié sur la page tarifs. Un relevé RL-24 coûte 2 crédits. Une section de reddition coûte 3 crédits. Un courriel parent coûte 1 crédit. La directrice sait ce qu’elle achète avant de signer.
Quand nous améliorons le modèle Aube — ce que nous faisons régulièrement par des mises à jour étiquetées aube:AAAA.MM.qc-vN — le coût par brouillon ne change pas pour le client. C’est nous qui absorbons les gains d’efficacité sur les cartes graphiques. À l’interne, nous suivons le coût d’inférence pour piloter notre marge brute, mais ce pilotage reste invisible pour la directrice.
Comparez avec un modèle « abonnement IA illimité » à 200 $/mois : la directrice paie le même montant qu’Aube soit utile ou non. Comparez avec un modèle au jeton : la facture fluctue selon la verbosité du modèle, pas selon la valeur perçue. Le brouillon signé est le seul modèle où l’intérêt économique de Cocon et celui du CPE pointent dans la même direction.
Ce que ça implique pour le conseil d’administration
L’argument qui convainc devant un CA : « Vous payez uniquement les brouillons que la directrice signe. Aucun abonnement IA gaspillé. » C’est l’argument que nous observons fonctionner dans 60 à 80 % des appels qualifiés — parce qu’il est vérifiable. Le trésorier peut ouvrir la facture et voir exactement quelles tâches ont été signées ce mois-ci.
Pour les partenaires de conception, l’année 1 couvre la plateforme (gratuite). Un petit forfait mensuel de crédits suffit pour l’usage courant ; l’automatisation intensive se paie au crédit, comme pour tout client. À partir de l’année 2, l’abonnement de base couvre l’infrastructure (ratios, présences, tablette éducatrice). Les crédits Aube s’ajoutent quand la directrice signe des brouillons — jamais pour ce qu’elle rejette.
En résumé
Facturer au jeton serait plus simple pour nous. Facturer au mois fixe serait plus prévisible pour nos revenus. Facturer au brouillon signé est plus honnête pour une directrice qui répond au ministère de la Famille — et c’est le seul modèle compatible avec le Pacte Aube.